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La formule du titre n’est pas de moi, je l’ai lue naguère sur un blog que je n’ai pas réussi à retrouver et dont j’ai oublié l’auteur. Il s’agissait du titre d’un article consacré à discuter les idées de Simone Weil sur l’amitié. J’ai repensé à cette formule en tombant sur ce commentaire de Blanchot à propos de sa rencontre avec Robert Antelme :

« Je ne dirai pas que dès alors je sais combien son amitié me sera précieuse. Ce serait romantique. Dans les considérations de Montaigne sur son amitié soudaine avec La Boétie : «Parce que c’était lui… parce que c’était moi… », j’ai toujours été moins ému que heurté. C’est plus tard, à mesure que le temps passe, quand le même Montaigne renonce à introduire dans ses écrits Le Discours sur la servitude volontaire (qui en devait être le point central) qu’il revient à des sentiments plus justes, justes, moins exaltés, nous laissant entendre la complexité de l’amitié et la discrétion qu’elle requiert, lorsqu’on en parle. »

Maurice Blanchot, Pré-texte – Pour l’amitié [1]

[1] Ce texte sert de préface au livre de Dionys mascolo, A la recherche d’un communisme de pensée.

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Mise à jour 29 janvier 2022 : je viens de retrouver la source du titre « Démiraculer l’amitié ». Il s’agit d’un texte de Didier Moulinier sur son blog Hérésies ordinaires, aujourd’hui « privé ». Il se trouve que j’avais fait une copie de ce texte dans l’intention d’écrire un article le confrontant à un autre texte … chose que j’ai finalement eu la femme de faire.