Désillusion

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Le vingt et un. La nuit. Lundi.
Les contours de la ville dans la brume.
Je ne sais quel nigaud a prétendu
Que l’amour existe sur terre.
Paresse ? Ennui ? On y a cru.
On en vit ; on attend le rendez-vous.
On craint la séparation.
On chante des chansons d’amour.
D’autres découvrent le secret ;
Un silence descend sur eux …
Je suis tombée là-dessus par hasard.
Depuis, je suis comme malade.

Anna Akhmatova, Troupe blanche

Le maître Lemaître

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Le chanoine et physicien belge Georges Lemaître est considéré comme un des fondateurs de la théorie du Big Bang. Ses pratiques d’enseignant (on verra que le terme de méthode n’est peut-être pas très approprié) n’ont pas la notoriété de ses découvertes de chercheur mais elles ne manqueront pas d’inspirer des lecteurs en quête de disruption Big Bang pédagogique.

« Quel genre de professeur était Georges Lemaître ? Tous les avis concordent pour dire que le style pédagogique de Lemaître était assez perturbant pour les étudiants, et ce pour deux raisons. D’abord et avant tout parce qu’il ne procédait que très rarement de manière linéaire et systématique. Ensuite parce que la matière n’était pas toujours adaptée à l’auditoire qu’il avait devant lui.

Nous avons vu que Lemaître est moins attiré, dans ses recherches, par la systématisation, la synthèse que par la résolution de problèmes, d’énigmes ou par l’ex­périmentation numérique sur des situations « où il se passe quelque chose». Dans ses cours, il suit ce penchant de son intelligence. Il commence par exposer un problème qu’il tire éventuellement d’un livre qu’il a sous les yeux. Il se lance alors dans la résolution de ce problème par une méthode d’essais et d’erreurs où l’étudiant le voit jongler avec des formules qui ne donnent pas toujours le résultat escompté. Cela provoque de temps à autre une petite saute d’humeur du chanoine, qui quitte la salle de cours en renvoyant la solution exacte au cours prochain ou à un ouvrage de référence, ou encore des temps meilleurs où la technologie des machines sera plus avancée!
Ce genre de pédagogie est lié au fait que le cosmologiste ne passe pas beaucoup de temps à préparer ses cours. Ses cahiers de retraite montrent qu’il avait du mal à dompter le jaillissement incessant de sa pensée et à se discipliner dans le domaine des cours.
[…]

Les examens de Lemaître sont à l’image de son enseignement : originaux. Georges Lemaître a toujours été très clément aux examens. Il sait que son type d’enseignement ne lui permet pas de soumettre les étudiants à des tests trop sévères. Il propose d’ailleurs à l’étudiant de s’évaluer lui-même avant de commencer l’examen. Suivant l’auto-évaluation de l’étudiant, qui fixe la borne supérieure des points qu’il peut obtenir il lui donne une question plus ou moins facile. Il lui arrive aussi de donner les questions d’examens et de partir pendant plus d’une heure en laissant les étudiants seuls. À d’autres moments, il distribue des notes sans faire passer l’examen, mais seulement pour se faire pardonner d’être en retard. En effet, il lui arriva un jour de juillet d’oublier qu’il avait examen l’après-midi. Il revint du restaurant Majestic assez tard et, voyant une file d’étudiants devant son bureau, il prit conscience de son oubli. Il lança alors d’une voix forte: «13 pour tout le monde! » Les étudiants se retirèrent contents, surtout ceux qui n’avaient pas étudié ou compris le cours du chanoine… »

Pour la science, Les génies de la science, n°30 avril 2007

Enfermé à son insu

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Murs

Sans égards, sans pitié, sans scrupule,
ils ont élevé de hautes murailles autour de moi

Et maintenant, je ne fais rien que me désespérer.
D’un tel destin la pensée m’obsède et me ronge ;

car j’avais beaucoup de choses à faire dehors.
Pendant qu’on bâtissait les murs, ah, que n’ai-je pris garde.

Mais jamais je n’ai entendu le bruit des maçons ni leur voix.
C’est à mon insu qu’ils m’ont enfermé hors du monde.

Constantin Cavafis, En attendant les barbares

Europe steampunk

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On fête aujourd’hui les  60 ans du traité de Rome, alors que l’idéal européen est plutôt mal en point. C’est l’occasion ou jamais de retourner « aux sources » et c’est pour moi un excellent prétexte pour reparler d’Auguste Comte. Examinons aujourd’hui comment il envisageait l’instauration de ce qu’il appelait la République occidentale ?  Le Discours sur l’ensemble du positivisme publié en juillet 1848 donne quelques indications à ce sujet.

Comme on l’a vu en examinant la question de la langue universelle, l’unité des peuples européens n’est pas d’abord pour Comte affaire de commerce mais d’idéologie : le facteur décisif c’est l’adhésion commune au positivisme et à sa religion de l’humanité. Le processus d’unification ne commence donc pas par une CECA mais par un Comité positif occidental dont Comte détermine ainsi la composition :

« L’immense élaboration régénératrice pourra s’accomplir activement, d’après une liberté philosophique désormais inaltérable. Pour y mieux procéder, il importera que son essor soit assisté par l’Association, à la fois philosophique et politique, que le dernier volume de mon ouvrage fondamental annonça, en 1842, sous le titre caractéristique de Comité positif occidental. Siégeant surtout à Paris, il se compose, dans son noyau primitif, de huit Français, sept Anglais, six Allemands, cinq Italiens, et quatre Espagnols. Ce nombre initial suffit pour que tous les éléments principaux de chaque population occidentale s’y trouvent représentés. Ainsi, sa partie germanique admettrait un Hollandais, un Prussien, un Suédois, un Danois, un Bavarois, et un Autrichien. De même, le Piémont, la Lombardie, la Toscane, l’État Romain, et le pays Napolitain, y fourniraient les organes de l’Italie. Enfin, la Catalogne, la Castille, l’Andalousie, et le Portugal, y caractériseraient assez la population ibérique. »

Discours sur l’ensemble du positivisme,
Système de politique positive, Tome I, p. 384

Comte qualifie ce comité « concile permanent de la nouvelle Eglise », son œuvre est donc celle d’un pouvoir spirituel qui reste distinct des pouvoirs temporels nationaux :

« Pendant que les divers gouvernements nationaux maintiendront partout l’ordre matériel, ces libres précurseurs du régime final présideront à l’élaboration occidentale qui dissipera graduellement l’interrègne spirituel, seul obstacle essentiel à la régénération sociale. Ils devront donc seconder le développement et la propagation du positivisme, ainsi que son application croissante, par tous les moyens honorables dont ils pourront disposer. Outre l’enseignement, oral et écrit, populaire et philosophique, ils s’efforceront surtout d’inaugurer autant que possible le culte final de l’Humanité, déjà susceptible d’ébauche immédiate, au moins quant au système de commémoration. »

ibid. p. 385

Cependant l’influence morale de ce Comité positif occidental doit se concrétiser par des réalisations dans l’ordre temporel. Comte mentionne en premier lieu une marine commune. Comte serait-il l’inventeur de Frontex ? Les précisions qu’il apporte sur les missions de cette marine nous indiquent qu’il ne s’agit pas seulement de garde-côtes  (Sans compter que la « police des mers » ne consistait pas encore  à l’époque à intercepter les migrants ; je présume que Comte avait plutôt en tête la lutte contre la piraterie et les trafics illégaux).

« Telle serait surtout l’institution d’une marine occidentale, noblement destinée, soit à l’universelle police des mers, soit aux explorations théoriques ou pratiques. »

ibid. p. 386

A la suite de cette marine commune, Comte mentionne une monnaie commune. Il n’en détermine pas le nom mais il tient à fixer la composition et l’aspect :

 » [Une seconde mesure] consisterait à faire sanctionner, par les divers pouvoirs temporels, la monnaie commune destinée à faciliter, dans tout l’Occident, les transactions industrielles. Trois sphères, pesant chacune cinquante grammes, respectivement formées d’or, d’argent, et de platine, offriraient assez de variété pour une semblable destination. Le grand cercle parallèle à la petite base plate y reproduirait la devise fondamentale. A son pôle, figurerait l’immortel Charlemagne, comme fondateur historique de la république occidentale, dont le nom entourerait cette vénérable image. Une telle mémoire, également chère à tout l’Occident, fournirait, dans l’ancienne langue commune, la dénomination usuelle de la monnaie universelle. »

ibid. p. 386

Au vu de cette description, la monnaie commune ne semble pas destinée à servir dans les transactions quotidiennes (combien de baguettes peut-on acheter avec une boule de 50 g d’or, d’argent ou de platine ?). La manière dont Comte s’attarde sur l’aspect et la symbolique de cette monnaie commune appelle deux remarques : 1° on peut s’étonner qu’il nous parle de quelque chose d’accessoire et qu’il ne dise rien de quelque chose d’essentiel à nos yeux aujourd’hui : qu’en est-il des institutions financières liées à cette monnaie commune ? la Banque centrale de la république occidentale est elle indépendante ? 2° il est tentant d’invoquer les problèmes psychiatriques d’Auguste Comte pour rendre compte de sa prétention à déterminer l’avenir sur des points aussi mineurs qui devraient relever de la négociation entre les dirigeants des états européens (mais dans l’Europe uchronique de Comte les négociations entre européens n’ont vraisemblablement pas l’aspect que nous leur connaissons).

En troisième lieu, Comte mentionne une institution en lien plus direct avec la fonction spirituelle du Comité positif occidental :

« J’y dois pourtant signaler la libre fondation d’un collège occidental propre à constituer le noyau systématique d’une véritable classe contemplative. Destinés au sacerdoce final, ces nouveaux philosophes devraient surtout se recruter parmi les prolétaires, sans toutefois exclure aucune vocation réelle. Ils introduiraient l’enseignement septénaire du positivisme dans toutes les localités disposées à l’accueillir. En outre, ils fourniraient de libres missionnaires qui prêcheraient partout la doctrine universelle, même hors des limites occidentales, suivant la marche indiquée ci – dessous. Un tel office serait beaucoup secondé par les voyages habituels des prolétaires positivistes. »

ibid. p. 386 -387

Je vous laisse juger si les actuels étudiants Erasmus constituent le noyau d’une classe contemplative !

La dernière institution commune mentionnée par Auguste Comte est le drapeau de la République occidentale (on verra en fait qu’il y en a deux) dont il détermine la description comme il l’avait fait pour la monnaie :

« Outre ces diverses mesures spéciales, je dois ici indiquer davantage une institution générale, également relative au régime normal et à la transition finale. Elle concerne le drapeau systématique, à la fois occidental et national, dont la nécessité se fait déjà sentir instinctivement, pour remplacer partout des emblèmes rétrogrades sans adopter aucune bannière anarchique. La transition organique ne serait pas dignement inaugurée si, dès son début, on n’y voyait point prévaloir les couleurs et les devises propres à l’état définitif.

Pour déterminer le drapeau politique, il faut d’abord concevoir la bannière religieuse. Tendue en tableau, elle représentera, sur sa face blanche, le symbole de l’Humanité, personnifiée par une femme de trente ans, tenant son fils entre ses bras. L’autre face contiendra la formule sacrée des positivistes : L‘Amour pour principe, l’Ordre pour base, et le Progrès pour but, sur un fond vert, couleur naturelle de l’espérance, propre aux emblèmes de l’avenir.

Cette même couleur convient seule au drapeau politique commun à tout l’Occident. Devant flotter en pavillon, il ne comporte aucune peinture, alors remplacée par la statuette de l’Humanité, au sommet de son axe. La formule fondamentale s’y décompose, sur les deux faces vertes, dans les deux devises qui caractérisent le positivisme : l’une politique et scientifique, Ordre et Progrès; l’autre morale et esthétique, Vivre pour autrui. »

ibid. p. 387

Je n’ai trouvé aucune image du drapeau positiviste, mais j’ai trouvé ici la représentation de l’Humanité qui se trouve derrière l’autel de la Chapelle de l’Humanité à Paris.

L’Union européenne n’a pas retenu les propositions d’Auguste Comte, mais il peut se consoler puisqu’il existe bien aujourd’hui un drapeau positiviste : celui du Brésil qui arbore la devise chère à auguste Comte : « ordem e progresso ».

La République occidentale ne doit pas construire selon Comte sur l’effacement de la diversité des nations européennes c’est pourquoi il propose des déclinaisons nationales du drapeau commun :

« De ce drapeau occidental, on déduit aisément celui qui distinguera chaque nationalité, en y ajoutant une simple bordure, aux couleurs actuelles de la population correspondante. En France, où doit surgir l’initiative décisive d’une telle innovation, cette bordure offrirait donc nos trois couleurs, dans l’ordre maintenant usité, mais avec prépondérance du milieu blanc, pour honorer notre ancien drapeau. L’uniformité et la variété se trouvant ainsi combinées heureusement, la nouvelle occidentalité annoncerait dignement son aptitude nécessaire à respecter scrupuleusement jusqu’aux moindres nationalités, dont chacune conserverait ses emblèmes propres sans altérer le symbole commun. »

ibid. p. 388

Iguanes homonymes

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Deuxième vie

Sabotage du système scolaire ! Non seulement
elle fait l’école buissonnière pour me rencontrer et faire l’amour par exemple
dans le verger abandonné, objet de contestation entre l’évêque et le collège technique,
mais en plus je lui mange les sandwichs préparés par sa mère.
Gruyère, margarine. Perversion. Nous causons
de Paracelse ou bien de noix
dont les écales vertes salissent les doigts.
Nous nous accolons comme deux iguanes homonymes.
Nous nous apprenons comme des poèmes, par cœur.
Le cadran solaire nous mesure des portions congrues.
Dépouillés d’ombre, nous descendons la colline.

Doutes. Et cependant
nous immobilisons dans le piège du calendrier la fête mobile suivante.

Jacek Podsiadło
trad.Jacques Burko
in 3 poètes polonais, Editions du murmure, 2009

 

Stratégie de rupture

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Dimanche dernier nous avons appris avec Heine à interpréter les longues lettres de rupture amoureuse, aujourd’hui apprenons avec Pavese à interpréter les conduites brutales dans les mêmes circonstances.

« Il y a un type d’homme qui ne peut pas supporter de quitter une femme ou, en général, une personne avec laquelle il est entré dans un rapport jaloux, sans lui claquer la porte au nez.
Je ne crois pas que ce soit de la méchanceté. C’est simplement le besoin de faire bruyamment, de manière totalitaire ce qui, autrement, semblerait seulement approximatif et non certain.
C’est de la faiblesse. Cela consiste à s’attacher aux symboles extérieurs de la séparation (gros mots, gifles, gestes, scandales) par pur manque de confiance à l’égard de sa propre résolution intime.
C’est la peur d’être couillonné et de se voir remis dans la situation d’avant — auquel cas, tous les tourments que la séparation a pourtant causés seraient lamentablement vains et en pure perte.
Ce n’est pas de la méchanceté. Mais il est certain que toutes les méchancetés naissent de là, puisque elles naissent toutes de l’ambition frustrée. »

Cesare Pavese, Le métier de vivre, 16 juin 1938

Exercice : trouver une manière de rompre qui ne puisse pas être interprétée comme signe d’une incertitude sur la volonté de rompre.

Hegel compris par Heine

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Doktrin.

Schlage die Trommel und fürchte dich nicht,
Und küsse die Marketenderinn!
Das ist die ganze Wissenschaft,
Das ist der Bücher tiefster Sinn.

Trommle die Leute aus dem Schlaf,
Trommle Reveilje mit Jugendkraft,
Marschire trommelnd immer voran,
Das ist die ganze Wissenschaft.

Das ist die Hegelsche Philosophie,
Das ist der Bücher tiefster Sinn!
Ich hab’ sie begriffen, weil ich gescheidt,
Und weil ich ein guter Tambour bin.

Heinrich Heine, Zeitgedichte I

*

Doctrine

Bats le tambour et n’aie pas peur,
Embrasse la vivandière !
Voilà à quoi se résume la science,
Voilà des livres le sens ultime.

Que ton tambour réveille les gens,
Jeune et fort, tire-les de leur sommeil,
Bats du tambour, marche en avant,
Voilà à quoi se résume la science.

C’est ça la philosophie hégélienne,
Voilà des livres le sens ultime,
Je l’ai compris par ce que je suis malin,
Et aussi parce que je suis un bon tambour.

Poèmes actuels I, in Nouveaux poèmes
trad. Anne-Sophie Arstrup et Jean Guégan

Pourquoi il faut rompre par SMS …

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… parce que cela permet une parfaite adéquation de la forme du message à son contenu. Inversement la forme de la longue lettre est manifestement inadéquate ainsi que Heine le montre dans le poème qui suit :

Der Brief, den du geschrieben,
Er macht mich gar nicht bang;
Du willst mich nicht mehr lieben,
Aber dein Brief ist lang.

Zwölf Seiten, eng und zierlich!
Ein kleines Manuskript!
Man schreibt nicht so ausführlich,
Wenn man den Abschied gibt.

Neuer Frühling XXXIV, Neue Gedichte

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La lettre que tu as écrite
Ne me fait point peur du tout ;
Tu prétend ne plus m’aimer
Et pourtant la lettre est longue.

Douze pages d’écriture fine et gracieuse!
Un vrai petit manuscrit !
On n’écrit pas avec tant de minutie
Quand on vous congédie.

Nouveau printemps XXXIV, in Nouveaux poèmes
trad. Anne-Sophie Arstrup et Jean Guégan

*

La manière dont le poète décèle que la forme dit le contraire du contenu n’est pas sans évoquer le type d’interprétation du style que Freud proposera [1]. Certes on ne peut pas exclure que le destinataire de la lettre prenne ses désirs pour des réalités en interprétant la longueur du courrier comme le symptôme du désir inconscient de continuer la relation [2] ; la longueur de la lettre peut en effet s’interpréter autrement : si l’auteur de la lettre semble vouloir dire tout ce qu’il a sur le cœur, cela peut-être au contraire pour passer plus facilement à autre chose en se « purgeant ». Quoi qu’il en soit, si vous souhaitez vraiment rompre mieux, vaut ne pas laisser l’autre raccrocher ses espoirs à des interprétations de ce genre. Si ce sont des considérations éthiques qui vous retiennent de rompre par SMS, je vous invite à méditer l’enseignement de Kierkegaard qui expliquait que la goujaterie était parfois une forme supérieure de délicatesse.

[1] Dans la Psychopathologie de la vie quotidienne, Freud interprète le style « embarrassé » comme le symptôme d’un conflit entre l’intention consciente qui préside à l’écriture de la lettre et des désirs inconscients qui s’y opposent.

[2] On peut aussi envisager que l’auteur de la lettre agisse consciemment en disant par la forme le contraire du contenu. On aurait dans ce cas une forme particulièrement retorse de communication non-ostensive.