Crucifixion

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« Un clou chasse l’autre. Mais quatre clous font une croix. »

Cesare Pavese, Le métier de vivre, 16 août 1950

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Derniers rayons de Lumière d’août

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« … à cinq ans, on est trop jeune pour avoir pu désespérer au point de savoir espérer. »

William Faulkner, Lumière d’août
trad. Maurice-Edgar Coindreau, Folio, p.184

« … à quatorze ans le péché suprême serait plutôt d’être ouvertement accusé de virginité. »

p.202

« – Oui, dit McEachern, je te l’ai donnée [cette vache]. Pour t’enseigner la responsabilité de posséder, d’avoir, d’être propriétaire. La responsabilité qu’a le propriétaire envers ce qu’il possède avec l’autorisation de Dieu. Pour t’enseigner à prévoir, à accroître. »

p.210

« Si je ne suis pas noir, j’ai bougrement perdu mon temps. »

p.320

« Au bout de six mois, elle était complètement pervertie. Il ne pouvait pas dire que c’est lui qui l’avait pervertie, car sa propre vie, avec ses promiscuités anonymes, avait été assez conventionnelle, comme l’est, en général, toute vie de péchés sains et normaux. »

p.328

« Christmas savait qu’entre les mains d’un homme judicieux, un lâche peut, dans les limites de ses facultés, rendre parfois des services appréciables à tous, sauf à lui-même. »

p.340

« En réalité  Percy endurait la tragédie d’être né, non seulement trop tard, mais encore pas assez tard pour échapper à la conscience du temps perdu, du temps où il aurait dû être un homme au lieu d’un enfant. »

p.559

« Et à quoi donc sert l’église sinon à aider ceux qui sont stupides mais qui cherchent la vérité ? »

p. 597

 

Rayons de Lumière d’août

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« Byron pensait qu’il [Brown] ne lui restait même pas assez de personnalité pour tirer au flanc carrément, cyniquement. Pour désirer même tirer au flanc, car un homme doit s’élever au dessus de l’ordinaire pour pouvoir faire, de la simulation comme de tout autre chose (vol ou même assassinat), un beau travail. Il doit tendre à quelque but spécifique et défini, et s’efforcer vers ce but. Et il pensait que ce n’était pas le cas de Brown. »

William Faulkner, Lumière d’août
trad. Maurice-Edgar Coindreau, Folio, p.61

« A nos yeux, hommes et femmes agissent  toujours pour les mêmes motifs qui nous pousseraient nous-mêmes si nous étions assez fous pour agir comme eux. »

ibid. p.72

« … et qu’on ne doit pas les [les femmes] blâmer pour ce qu’elles font avec les hommes, pour eux, à cause d’eux, car Dieu sait bien qu’être la femme de quelqu’un n’est pas chose commode. »

ibid. p.89

« … car la ville croyait que les honnêtes femmes ne pardonnent point facilement les choses,  bonnes ou mauvaises, de crainte que le goût et la saveur du pardon ne disparaissent du palais de leur conscience. »

ibid. p. 94

« Byron écoutait tranquillement, pensant en lui-même que les gens sont partout pareils, mais qu’il semble que ce soit dans les petites villes où le mal est plus difficile à commettre , où il est plus difficile à s’isoler, que les gens arrivent à inventer le plus d’histoires les uns sur les autres. »

ibid. p. 99

« M’est avis que la seule chose qui devrait étonner les gens, c’était pourquoi Christmas s’était associé avec Brown. Peut-être était ce parce que, non seulement on trouve toujours son semblable, mais encore, parce qu’on ne peut jamais éviter que votre semblable vous trouve. »

ibid. p. 119

Quand vient la fin de l’été

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J’entends le loriot, sa voix toujours chagrine,
Je salue le déclin de cet été superbe,
La faucille en sifflant comme un serpent
Tranche l’épi serré contre un autre épi.

Les belles filles moissonnent, et leurs jupes
Volent au vent comme des drapeaux de fête.
Il faudrait maintenant un bruit de sonnailles,
Un long regard sous des cils pleins de poussière.

Je n’attends ni caresses, ni mots doux.
Je pressens des ténèbres sans retour.
Mais viens revoir ce paradis : ensemble,
Nous y étions heureux et innocents.

Anna Akhmatova, Plantain
trad. Jean Louis Backès

Je vous salue Maria Teresa (2)

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Fado João

Não posso cantar o fado
O fado faz-me chorar
Faz-me lembrar o passado
Que já não pode voltar

Eu cantava noite e dia
Sem nada me dar cuidado
Não tenho a mesma alegria
Não posso cantar o fado

Se quando canto, entristeço
Não é para admirar
Tenho saudades de tudo
O fado faz-me chorar

Quando oiço alguma guitarra
Ou alguém cantando o fado
Sinto que minha alma chora
Faz-me lembrar o passado

Cantigas à desgarrada
Que sempre me hão-de lembrar
Adeus tempo em que as cantava
Que já não pode voltar