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Que pouvait-on attendre de bon d’un groupe de rock qui décide de s’appeler The Police ? On ne s’étonnera guère de trouver dans les paroles des chansons du groupe une défense et illustration de la masculinité toxique.

Dès Roxanne le titre phare du premier album du groupe (Outlandos d’amour, 1978) les choses commencent mal.

Après avoir exprimé son incapacité à accepter la liberté des femmes :

“I have to tell you just how I feel
I won’t share you with another boy”

Le chanteur révèle ses préjugés putophobes en s’adressant ainsi à une travailleuse du sexe :

“I know my mind is made up
So put away your make up
Told you once I won’t tell you again
It’s a bad way”

Dans Can’stand losing you, le 2e tube du premier album du groupe, la possessivité délirante exprimée dans le titre de la chanson trouve son aboutissement dans un véritable chantage au suicide :

“I guess this is our last goodbye
And you don’t care, so I won’t cry
But you’ll be sorry when I’m dead
And all this guilt will be on your head
I guess you’d call it suicide
But I’m too full to swallow my pride”

 

Passons maintenant au 3e album du groupe: Zenyatta mondatta (1980).

Le titre Don’t stand so close to me évoque une relation inappropriée entre un professeur et une élève. Que pensez-vous qu’il arriva ? On en fit porter la responsabilité à la victime :

“Young teacher, the subject
Of schoolgirl fantasy
She wants him so badly
Knows what she wants to be”

Les choses se terminent aussi mal qu’elles avaient commencé puisque  Every breath you take, le titre phare du dernier album du groupe (Synchronicity, 1983) constitue un véritable hymne au stalking.

“Every breath you take
Every move you make
Every bond you break
Every step you take
I’ll be watching you”