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C’est le jour ou jamais de comparer Derniers baisers, la bluette de C. Jérome[1] (reprise par Laurent Voulzy) qui commence par « Quand vient la fin de l’été … » avec le non moins sirupeux Sealed with a kiss qui l’a inspiré.

Les versions française

La version originale par Brian Hyland

et une reprise par Jason Donovan

Quand on compare la chanson en anglais et sa reprise en français, on constate que les mêmes éléments interviennent : amour, baisers, été, séparation[2] , mais qu’ils ne sont pas agencés de la même manière.  Dans la version originale les amants sont momentanément séparés pendant l’été mais se retrouveront à la fin de celui-ci, les baisers sont promis pour l’avenir ; la reprise française en revanche évoque la fin potentiellement définitive d’une amour de vacances, les baisers appartiennent au passé. On conviendra que le texte de la version française, quoiqu’on pense du charisme et du talent musical de ses interprètes, exploite plus pleinement la veine mélancolique. Au crédit de la version française on peut encore porter l’élément suivant : elle ne fait pas référence à cette pratique surannée incompréhensible pour les jeunes générations … écrire des lettres d’amour.

[1] Ceux qui s’étonneraient de la mention de C. Jérome sur ce blog qui se pique de légitimisme culturel, seront ravis d’apprendre (merci Wikipedia) que  le compositeur du morceau s’est lui-même inspiré de Bach.

It was most successful as a 1962 hit single for Brian Hyland, who recalls Geld saying the song was « based on, but not totally based on, a Bach finger exercise. »

[2] La plage qui constitue le cadre de l’histoire racontée par la version française n’est pas mentionnée dans la version originale, elle est introduite visuellement dans le clip de la version Donovan.