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Un détour méconnu de la dialectique du maître et de l’esclave.

« On n’est jamais cruel et injuste avec impunité ; l’anxiété qui se développe chez ceux qui abusent de la force prend souvent la forme de terreurs imaginaires et d’obsessions démentielles. Le maître méprisait son esclave mais redoutait sa haine. Il le traitait en bête de somme, mais se méfiait des pouvoirs occultes qu’il lui attribuait. La crainte que les Noirs inspiraient augmentait donc avec leur avilissement. La peur diffuse que l’on perçoit  dans les témoignages de l’époque s’est concrétisé dans la hantise du poison qui, tout au long du XVIIIe siècle a été cause de tant d’atrocités. »

Alfred Métraux, Le vaudou haïtien, Tel, p. 11

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