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« Les parents ressentent souvent une forme d’angoisse existentielle en voyant grandir leurs enfants – cela passe si vite, comme on dit. On regarde ce futur infiniment souple, contingent et malléable se figer rapidement en un passé irréparable et immuable. Les poètes japonais ont une expression, mono no aware, pour désigner la tristesse aigre-douce accompagnant l’éphémère beauté du monde – un pétale de fleur qui tombe, une feuille dans le vent. Les enfants sont une grande source de mono no aware. »

Alison Gopnik, Le bébé philosophe, p. 256

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