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Les articles qui évoquent le suicide de Cesare Pavese le 27 août 1950 établissent couramment une relation avec le fait que Constance Dowling ait mis fin à leur brève idylle. On sait pourtant que Le métier de vivre témoigne de ce que Pavese vivait depuis plusieurs années avec l’idée du suicide, et on peut difficilement évoquer ce sujet sans citer ce qu’il écrit dans son journal le 25 mars 1950 (1) :

« On ne se tue pas par amour pour une femme. On se tue parce qu’un amour, n’importe quel amour, nous révèle dans notre nudité, dans notre misère, dans notre état désarmé, dans notre néant. »

Les derniers mots écrits par Pavese, qu’on découvrit sur la première page de ses Dialogues avec Leuco, méritent aussi d’être rapportés :

« Je pardonne à tout le monde et je demande pardon à tout le monde. ça va ? Pas trop de commérage. »

(1) Le poème La mort viendra et elle aura tes yeux est lui daté du 22 mars