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D’où vient que les branleurs  soient justement ceux qui ne branlent rien (peut-être faudrait-il ajouter : « qu’eux-mêmes ») ?

Croyez-le ou non, j’en suis venu à méditer sur cette énigme en cherchant à enrichir mon cours sur le travail. A l’origine mon interrogation portait sur l’étymologie  de « branleur » au sens de « personne qui ne fait rien d’utile », est-il bien dérivé, comme j’ai tendance à le penser, de « branler » au sens de « se masturber » ? Mais alors la « correspondance inversée » avec l’expression ne rien branler (dont on pourrait imaginer qu’elle nous renvoie à « branler » au sens de « mettre en branle ») n’est elle qu’une coïncidence ?

Le CNRTL à défaut de me donner les moyens de sortir  des brumes de la spéculation oiseuse, m’a au moins permis de découvrir cette citation très à propos :

« Il faut plus de science pour se garder d’une mauvaise étymologie que pour en trouver dix bonnes »

Antoine Thomas, Nouveaux essais de philologie française, 1904

 

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