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Je ne résiste pas à la tentation de proposer un nouvel aperçu des Practicae resolutiones lectissimorum casuum du père Antonin Diana. Aujourd’hui nous examinerons la douloureux problème du conjoint (ou futur conjoint) mal fichu :

« Quand il y a disproportion entre mari et femme, parce que celle-ci est trop étroite, si ce défaut est naturel à cause d’une étroitesse extraordinaire la femme est tenue de subir une incision, pourvu que ne s’ensuive pas danger de mort ou d’infirmité grave : en effet le défaut vient d’elle. Si le défaut vient de l’homme, parce que par exemple son membre est disproportionné, ou pas assez rigide, l’épouse n’est pas tenue de subir l’incision, même si celle-ci est facile et sans danger : en effet, comme le défaut vient du mari, c’est à lui d’apporter le remède. »

§.43 de l’article LUXURE
Anthologie pataphysique de l’Antiquité à nos jours

« Il est certain que l’homme peut rompre, les fiançailles si la femme perd un œil, l’oreille, ou le nez, ou si elle contracte une maladie contagieuse, ou la lèpre ; de même à cause d’une inguérissable puanteur buccale, ou d’un fort soupçon de maladie française. Il faut en dire autant d’une notable difformité qui arriverait à la femme après les fiançailles : alors l’homme a droit de résilier. mais il va tout autrement si cette difformité, survient chez l’homme : car chez les hommes la beauté n’est pas requise de la même façon ; à moins que l’homme devienne si laid, qu’il provoque l’horreur ou qu’il devienne inapte à sa charge ou à son métier. »

§. 21 de l’article  FIANÇAILLES

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