Mots-clefs

,

Ne pas pouvoir se plaindre de ses malheurs peut-être considéré comme un redoublement du malheur :

« Le malheur. Il y a sur terre une foule d’hommes malheureux, ou plutôt, on peut le dire sans exagérer, tous les hommes sont malheureux. Toutefois ces hommes pouvaient protester hardiment contre leur malheur, et puis le monde comprenait aisément leur protestation et leur accordait sa sympathie. Mais à mon propre malheur personne ne pouvait rien en raison de toutes mes fautes. Si, en bredouillant, je commençais à élever un seul mot qui ressemblait à une protestation, j’étais sûr que non seulement Hirame, mais tout le monde s’écriait : mais … nous avons déjà entendu tout cela, nous en avons par dessus la tête.« 

Dazaï Osamu, La déchéance d’un homme

Publicités