Pour célébrer le 1000e article de ce blog je vais me livrer un peu au vice honteux du métablogage.

Je ne m’attarderai pas sur la fréquentation du blog d’une part parce que, comme chacun sait, la qualité  importe plus que la quantité, d’autre part parce que je n’ai de toutes façons pas cherché à faire ma promotion dans des lieux fréquentés. Dans les statistiques de WordPress il y a cependant quelque chose qui m’importe, ce sont les visites par pays, j’aimerai « compléter ma carte » comme au bon vieux temps où un marchand de volaille fidélisait ses clients avec les magnets des départements (sachez que si vous avez des relations en Albanie, Biélorussie, Islande ou Slovénie vous pouvez m’aider à finir l’Europe).

Si je jette un œil du côté des requêtes des moteurs de recherche ou de la fréquentation par article, je constate que le sujet qui m’attire le plus de monde c’est Klimt et « Mia et moi » auxquels je n’ai consacré qu’un article dont l’idée m’avait été soufflée par Mater Taciturna. En revanche avoir misé sur Joubert ou Canetti pour attirer du monde n’était manifestement pas très judicieux. Parmi les articles sérieux, celui sur l’adaptationnisme m’attire des temps en temps de la visite (ce qui ne veut pas dire qu’il soit lu), j’en viens à regretter de n’avoir pas poursuivi la série d’articles que j’avais envisagé de consacrer au sujet quand je m’étais mis à faire quelques lectures sérieuses en philosophie de la biologie. Pour ce qui est des articles musicaux, seul celui sur Une jeune fillette sort du lot (le sens de « cela point ne lui haicte » suscite régulièrement des interrogations).

La tarte à la crème du métablogage c’est d’écrire un article pour expliquer qu’on n’a rien à dire. Mon problème n’est pas vraiment de cet ordre puisque j’ai dans mes brouillons quatre-vingt esquisses d’articles (parfois juste l’idée en une ligne … pour plus tard) que je n’ai pas eu le temps ou le courage de rendre présentables. Parmi ces embryons d’articles  beaucoup ne verront jamais le jour parce qu’ils m’étaient inspirés par un élément de l’actualité et que la « fenêtre de tir » est maintenant refermée ; rétrospectivement j’ai tendance à penser que même « à leur heure » ils n’en aurait pas valu la peine … la flemme est parfois un crible utile. A côté de cela, il y a un ensemble d’articles que je me promets de finir un jour mais qui restent dans les limbes parce qu’il faudrait que je me fasse violence pour en venir à bout. Pour couronner le tout il y a aussi des articles déjà postés que je garde en tête parce qu’il faudrait les corriger ou les compléter. Bref, je me rends compte que je reproduis sur ce blog le mélange de rumination et de papillonnage qui domine ma manière de préparer mes cours. La différence étant que, dans le cas des cours, à la différence des articles de blog, je peux compter sur des éléments extérieurs pour me forcer à mettre les choses au propre (par exemple la nécessité de mettre des documents en ligne pour les élèves ou de donner des polycopiés pour boucler le programme).

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