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jugement dernierLe jour où fut scellé le coursier du ciel,
Où furent parés les pléiades et Jupiter ;
C’est ce jour là que la Cour du Destin fixa notre lot.
A qui donc la faute si telle est la part qui nous échut !

Omar Khayyâm, Robâiyât
trad Rezvanian : Quatrain n°8

La Plume ayant tracé mon destin à mon insu,
Pourquoi donc est-ce que l’on m’attribue le bien et le mal?
Hier, sans moi, aujourd’hui comme hier, sans moi ni toi ;
Pourquoi, demain, serai-je appelé devant le Juge suprême?

ibid. 112

C’est Toi le Créateur ; tu m’as créé tel que je suis :
Tout épris du vin et de la chanson.
Puisque c’est Toi qui m’as façonné ainsi au jour de la création,
Pourquoi donc m’as-Tu damné, pourquoi ?

ibid . 180

A nous le vin et l’aimée ; à vous le couvent et le temple.
Nous sommes promis au feu de l’enfer ; vous autres vous aurez votre place au paradis!
Dites ! Est-ce ma faute si au jour de la création,
Le Peintre éternel a ainsi croqué mon image sur la tablette céleste ?

ibid. 295

O Dieu ! c’est Toi qui a pétri mon argile, qu’y puis-je faire ?
Cette laine et ce lin, c’est toi qui les a filés, qu’y puis-je faire ?
Tout bien et tout mal qui procèdent de moi,
C’est Toi qui les a inscrits sur mon front, qu’y puis-je faire ?

ibid. 340

Bien que l’amour soit un fléau, ce fléau procède de la volonté de Dieu.
Ainsi, pourquoi les hommes reprennent-ils la volonté divine?
Si le bien et le mal commis par les créatures ont leur origine dans les décrets de la Providence,
Pourquoi, donc, dois-je rendre des comptes au Jour du jugement ?

ibid. 462

Le Chasseur éternel, après avoir tendu son piège
Y prit un gibier auquel il donna le nom d’Adam.
Bien qu’il soit à l’origine de tout bien et de tout mal perpétré ici-bas,
Il rend responsable tout un chacun !

ibid. 484

Lorsque Dieu a pétri l’argile de mon corps,
Il connaissait les actes auxquels je me livrerai.
Tout péché que je commets procède de son commandement.
Pourquoi donc me brûler au jour du jugement?

ibid. 505

C’est Toi qui sais arranger les affaires des vivants et des morts.
C’est Toi qui disposes de cette roue désordonnée des cieux,
Bien que je sois répréhensible, c’est Toi qui es mon maître.
A qui donc la faute ? N’est-Tu pas, Toi le Créateur ?

ibid. 540

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