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Je viens de découvrir un texte du poète et critique anglais Matthew Arnold consacré à mon cher Joubert. Arnold reconnaît au moraliste français une vertu qu’il juge trop rare chez les Anglais.

« He, like our Coleridge, was particularly qualitied to attract men of this kind and to benefit them: retaining a perfect independence of mind, he was a religious philosopher. As age came on, his infirmities became more and more overwhelming; some of his friends, too, died; others became so immersed in politics, that Joubert, who hated politics, saw them seldomer than of old; but the moroseness of age and infirmity never touched him, and he never quarrelled with a friend or lost one. From these miseries he was preserved by that quality in him of which I have already spoken; a quality which is best expressed by a word, not of common use in English, — alas, we have too little in our national character of the quality which this word expresses, — his inborn, his constant amenity.« 

Matthew Arnold, From Joubert, Riverside edition 1961, p. 298

Je ne sais pas si les Français sont en moyenne plus amènes que les Anglais (ou s’ils l’étaient quand écrivait Matthew Arnold). Pour ce qui est des mots « amène » et « aménité », leur usage ne me semble pas très commun non plus en français, et j’ai l’impression qu’ils sont le plus souvent utilisés dans des tournures négatives  (« peu amène » , « sans aménité » qui signalent l’absence ou le manque de la vertu qu’ils désignent.

Add. petite mise à l’épreuve googlesque de mon intuition sur l’usage des mots « amène » et « aménité »

Requêtes

Nombre de réponses

« peu amène »

51700

« très amène »

1910

« sans aménité »

16200

« avec aménité »

4700

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