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Il y a quelques mois de cela, j’avais soutenu que Dieu et moi ne pouvions pas plus former un « Nous » que mon huître et moi (quoique pour des raisons différentes). On comprendra ma joie à la découverte de ce texte :

« Devant Dieu, deux « Moi » n’ont pas de place. Tu dis « Moi » et Il dit « Moi »; ou bien meurs, toi, devant Lui, ou bien c’est Lui qui mourra devant toi, afin que toute dualité disparaisse. Mais ni objectivement, ni subjectivement, Il ne peut mourir. Car « Il est le vivant, qui ne meurt jamais ». Il a tant de grâce que, s’il Lui était possible de mourir, Il mourrait pour toi, afin que s’abolisse la dualité. Sa mort étant impossible, meurs toi-même, afin qu’Il Se manifeste en toi et que s’anéantisse la dualité. »

Djalâl-ud-Dîn Rûmî, Le livre du dedans
trad. Eva de Vitray-Meyerovitch, Babel, p. 49

 

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