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La première fois que j’ai entendu parlé du rituel initiatique du Bwiti, c’était dans une émission qui évoquait l’usage qu’on y fait de l’iboga, une plante contenant, paraît-il, une douzaine d’alcaloïdes.  Mais avant d’attirer l’attention des toxicologues, ce rite a intéressé les musicologues, (en particulier l’ethnomusicologue Pierre Sallée qui lui a consacré un film) notamment parce qu’on y fait usage d’un instrument étonnant : l’arc-en-bouche mugongo, dont je vous laisse apprécier une démonstration.

Comme cet instrument n’a pas encore l’honneur d’un article sur Wikipedia, je vous livre les explications données dans Musiques de toutes les Afriques de Gérald Arnaud et Henri Lecomte :

« Associés quoique joués séparément  – dans la liturgie Bwiti et d’autres rituels, l’arc et la harpe y symbolisent respectivement le masculin et le féminin. La corde de l’arc en raphia, est placée entre les lèvres ouvertes du joueur. D’une main il tient l’arc en appuyant plus ou moins fort une tige sur la corde, qu’il percute de l’autre main à l’aide d’une longue baguette. Les sons  émis sont amplifiés  et déformés par la bouche comme ceux d’une guimbarde Appelé mugongo chez les Mitsogho et lankwa chez les Batéké, l’arc se joue le plus souvent en soliste. »

Accompagné de chants cela donne, ce genre de merveilles :

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