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Maria Teresa de Noronha – Minhas saudades

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L.&L. chez qui j’ai découvert cette vidéo, l’introduit merveilleusement et propose une transcription et une traduction des paroles.

C’est une chance de pouvoir voir l’interprète pour apprécier  son art de « chanter avec les yeux ». Je dois avouer que l’enchaînement du regard implorant et du battement de paupière sur  « Mas perdi-me no sofrer » me transperce.

J’ai apprécié de refaire avec cette chanson une expérience que j’avais déjà faite avec le Fado em cinco estilos de la même artiste, Aatinee El Nai Wa Ghannee de Fairuz ou Ya Rayah de Dahmane el Harrachi :  non seulement trouver de la beauté dans les paroles -quand on nous les explique – d’une chanson qu’on trouvait déjà magnifique sans la comprendre, mais encore saisir indirectement l’adéquation de la forme au contenu. Cette expérience n’égale certes pas la saisie immédiate de cette harmonie, réservée à ceux qui maîtrisent cette langue, mais elle n’est pas sans prix : on imagine à l’inverse la déception de découvrir que les paroles d’une chanson qui nous bouleversait sont du registre de « tirlipimpon sur le chihuahua » .

Enfin j’aimerai avertir les deux personnes qui ont mis un pouce baissé à cette vidéo su Youtube, que, lorsque je serai dictateur du monde, elles seront impitoyablement traquées et qu’elles devront s’expliquer sur leur acte.