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Les fuites continuent. Aujourd’hui : les sujets de la  séries S. Cliquez sur les sujets pour accéder à des corrigés des dissertations.

Terminale S

Dissertation 1

La conscience d’accès présuppose-t-elle la conscience phénoménale ?

Dissertation 2

Pourquoi nourrir les surfeurs?

Explication de texte

« La philosophie de la mathématique  a été jusqu’ici aussi riche en controverse, aussi obscure, aussi infructueuse que les autres branches de la philosophie. Quoiqu’il fût généralement admis que la mathématique était en un certain sens vraie,  les philosophes disputaient de ce que voulaient réellement dire les propositions mathématiques : quoique quelque chose fût vrai, il n’y avait pas deux personnes pour s’accorder sur ce qu’était ce qui était vrai, et si quelque chose était connu, personne ne savait ce qui était connu. Cependant tant que persistait le doute, il était difficile d’affirmer qu’une connaissance exacte et certaine pouvait être obtenue en mathématique. C’est ainsi que les idéalistes ont tendu de plus en plus à considérer la totalité de la mathématique comme traitant de la pure apparence, tandis que les empiristes ont soutenu que tout ce qui mathématique est l’approximation d’une vérité exacte dont ils n’avaient rien à nous dire. Cette situation, il faut l’avouer, était totalement insatisfaisante. La philosophie demande à la mathématique, qu’est-ce que cela veut dire? La mathématique, par le passé était incapable de répondre, et la philosophie quant à elle, répondait en introduisant la notion totalement inappropriée d’esprit. Mais aujourd’hui la mathématique est en mesure de le faire, pour autant du moins qu’elle réduise la totalité de ses propositions à certaines notions fondamentales de logique. Et à ce point la discussion doit être reprise par la philosophie. »

Bertrand Russell, Les principes de la mathématique