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雪隠にさへ神ありてうめの花

setchin ni
sae kami arite
ume no hana

Kobayashi Issa

Même dans les latrines
les dieux ont leur résidence
aux fleurs de prunier

trad. Jean Chollet

*

Voilà qui peut rivaliser avec le propos attribué à Héraclite  :

«même dans la cuisine il y a des dieux ».

Les plus fidèles lecteurs se souviennent que les précédentes interventions de Kobayashi Issa sur ce blog étaient déjà placées sous le signe des fonctions excrétoires. Le florilège de poèmes publié sous le titre  En miséreux village est riche en mictions, défécations ou flatulences souvent évoquées dans leur concomitance avec des objets traditionnels de la contemplation de la nature (arbres en fleurs, paysages enneigés …).

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