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« Il y a en philosophie un double mouvement : l’un qui progresse vers la construction de théories élaborées, et un autre qui revient sans cesse à la considération de faits simples et évidents. Par exemple, McTaggart déclare que le temps n’existe pas, et Moore lui répond qu’il vient de prendre son petit déjeuner. Philosopher requiert l’un et l’autre mouvement ».

Iris Murdoch, L’idée de perfection, in La souveraineté du bien
(ed. de l’éclat p. 13)

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Les exemples proposés ne permettent pas vraiment de comprendre en quoi les deux mouvement sont nécessaires, car ils donnent l’impression que le deuxième mouvement se contente d’annuler le second.  Cela suggère qu’il n’y a pas de progrès en philosophie, ce qui est justement ce qu’Iris Murdoch a reconnu quelques lignes plus haut. Si on présente le mouvement de l’analyse comme la nécessaire correction des aberrations produites par le mouvement de la synthèse, ce que pourrait suggérer les exemples proposés, c’est la raison d’être du mouvement constructif qui apparaît problématique.

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