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J’ai l’intention de reparler des Christianismes disparus de Bart Ehrman dans les jours qui viennent. Aujourd’hui, je voudrais partager une petite anecdote sans rapport avec le christianisme, mais à laquelle Ehrman fait référence lorsqu’il traite des faux  : il s’agit d’illustrer les cas des faux produits pour le plaisir de tromper (et même, dans ce ca précis, d’humilier celui qu’on trompé).  L’anecdote a sa source chez Diogène Laërce, dans le chapitre de Vie et doctrine des philosophes illustres consacré au philosophe Héraclide du Pont (Livre V).

Denys de Métathème, ou selon les auteurs, de Spintare, écrivit un Parthénopéion, qu’il attribua à Sophocle. Héraclide, sans méfiance appuyait un de ses écrits sur ce texte, qu’il prenait pour un texte de Sophocle. Denys, s’en étant aperçu, lui expliqua la supercherie, mais le philosophe se refusait à le croire. Denys lui écrivit alors de regarder l’acrostiche, car il y verrait alors le nom de Pankalos, son mignon. Héraclide persistant à nier l’évidence et à voir dans ce détail une circonstance toute fortuite, Denys lui envoya une seconde lettre où il disait : « Tu trouveras encore ceci :

On ne prend pas un vieux singe au lacet
Tu le prendras peut-être, mais tu y mettras le temps. »

Il ajoutait :
Héraclide ne sait pas lire et n’en a pas honte.

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