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statut shikibu

La journée d’hier n’aura pas été complètement perdue car elle m’a donné l’occasion d’acquérir un florilège des Poèmes de cour d’Izumi Shikibu, auteur dont j’ignorais l’existence il y a une semaine et dont je n’aurai peut-être jamais entendu parler si je ne m’étais pas lancé dans l’absurde recherche que vous savez.

Les poèmes (des tanka) ont été choisis et traduits par Fumi Yosano, l’ouvrage est publié chez Orphée la différence. La traduction est accompagnée dans la marge par le texte japonais (cette collection publie systématiquement le texte original avec la traduction).

Je n’ai pas encore lu tout le recueil , mais je sais déjà que je ne regretterai pas cet achat. Histoire de faire le lien avec le thème qui m’a conduit jusqu’à elle, je vous livre quelques poèmes qui font référence à la fleur de prunier.

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*

Si au printemps
le prunier ne fleurissait qu’en mon logis
celui qui m’a quitté viendrait l’admirer.

*

Une nuit au clair de lune en offrant des fleurs de prunier blanc.

Ni l’une ni l’autre ne sont choses séparées
Au printemps, la nuit,
la lune donne son éclat à la fleur.

*

La fleur de prunier n’y peut rien
car la neige, elle, devrait être nommée
Fleur du printemps

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